Dans le documentaire Écartez les jambes : enquête sur les violences gynécologiques, des femmes témoignent du traumatisme qu’a été leur accouchement. Épisiotomies recousues à vif, négation de leur dignité… Elles dénoncent ce que d’autres ont longtemps enduré en silence, et cette parole qui se libère les relie à une sorte de #MeToo de la gynécologie. Certaines participent au débat suivant cette diffusion, animé par Flavie Flament. Deux gynécologues leur répondent. Joëlle Belaisch-Allart, présidente du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), campe sur une position de « sachante » peu favorable à l’écoute, tandis que Perrine Millet, pourtant de la même génération, développe un point de vue beaucoup plus empathique.
À quelques années de la retraite, en 2015, cette « somaticienne » a créé un diplôme interuniversitaire (DIU) pour former les soignants sur les conséquences médicales des violences faites aux femmes. Cette formation unique en France est seulement délivrée dans deux universités : Paris-Cité (ex-Descartes) et Grenoble. Depuis 2017, deux cent cinquante soignants (dont la moitié de médecins) ont été formés. Ce sont… essentiellement des femmes.
Entretien avec Perrine Millet, que l’injonction « Détendez-vous, madame ! » a toujours hérissée.

Vie de l'asso
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En décembre 2024, notre association a fait partie des lauréates de l’appel à projets les Coups de Pouce de la Fondation des Femmes, la structure
