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Campagne de financement participatif pour proposer des formations aux professionnels de santé afin de soigner les femmes victimes de violences

Former les professionnels de santé au diagnostic et à la prise en charge des maltraitances et violences faites aux femmes

université DIU

En partenariat avec trois universités de médecine (Paris Descartes, Grenoble et Montpellier) et avec des confrères et consœurs souvent de renom, nous avons mis en place cette année un diplôme inter universitaire (DIU) : Prise en charge des violences faites aux femmes, vers la bientraitance.
Cette formation est reconduite pour l’année 2018-19. Les inscriptions s’ouvrent avant l’été en direction des médecins généralistes, gynécologues obstétriciens et médicaux, mais aussi des sages-femmes et kinésithérapeutes spécialisés en rééducation du périnée. Les soignants y apprennent à repérer et accompagner les femmes maltraitées. Ils construisent un maillage de liens interprofessionnels qui leur permet de ne pas rester seuls avec ces situations complexes.

sage-femme

L’association construit des sessions de formation courte, destinées aux professionnels de santé au sens large.
Public   Les professions médicales dont les sages-femmes, les gynécologues, les médecins généralistes, les urgentistes, les kinésithérapeutes, les infirmières-ers, aides-soignant.e.s, ostéopathes, les thérapeutes…
Format   Une à trois journées
Objectifs   Bientraitance en gynécologie obstétrique. Repérage systématique et accompagnement des femmes victimes de violences.

Actions de sensibilisation

Conférence de sensibilisation violences femmes

Le sujet des « violences obstétricales « autrement nommé par l’académie de médecine « comportements inappropriés en obstétrique/ CIO « été largement médiatisé depuis octobre 2015. Les professionnels de la périnatalité se sont trouvés très bousculés émotionnellement.
Il s’agit d’analyser et synthétiser, en tenant compte des paroles des mères et des pères, ce qui se joue dans nos professions afin d’améliorer nos pratiques . La médecine de demain est bien celle du patient-partenaire.
Un maillon manquant se propose ainsi de faire des actions de sensibilisation à la bientraitance en périnatalité vers tous les champs professionnels y compris vers un public plus large que les professionnels de santé « du corps ».

Page en cours de construction

infographie impact sur la santé des violences faites aux femmes La violence faite aux femmes est un problème mondial de santé publique d’ampleur épidémique. Elle a des conséquences majeures sur la santé physique et psychique des femmes et de leurs enfants. Un rapport de 2013 de l’Organisation mondiale de la santé annonce qu’environ une femme sur quatre est concernée en Europe de l’Ouest.

Dans plus de la moitié des cas, ces femmes ont subi les premières violences, sexuelles, physiques ou psychologiques avant l’âge de 18 ans. En France, en 2015, 62 000 femmes entre 20 et 69 ans, vivant en ménage ordinaire, ont subi un viol ou une tentative de viol (enquête VIRAGE ; Violences et rapport de genre ; INED 2016). Avec plus ou moins d’âpreté, ces violences s’inscrivent le plus souvent dans le déni de la société, y compris celui des femmes elles-mêmes, qui ont peur et honte.

C’est souvent vers des médecins ou d’autres soignants que les femmes cherchent un soutien ou un secours en cas de maltraitance. Or, bien que des lois françaises et européennes, votées en 2014, obligent à une formation les professionnels de santé au contact de victimes et bien qu’un item (sur 345) sur le sujet soit proposé depuis peu (2016) au concours national classant des internes, les études et les expériences démontrent une carence évidente de prise en charge des violences faites aux femmes.

Ce maillon qui manque…

Ma pratique de 35 années en tant que gynécologue obstétricienne clinicienne m’a ouvert les yeux. Au plus près du corps et du sexe des femmes, j’ai vu et entendu la souffrance de ces femmes violentées. J’ai mesuré l’ampleur du stress post-traumatique et des séquelles inscrites dans leur corps, leur psyché et leur vie. Cette expérience, cette prise de conscience ainsi que des formations suivies m’ont amenée à la conviction qu’il faut lever les barrières du secret, plus encore du tabou et réagir : comment faire pour que les médecins et tous les professionnels de santé soient réellement capables d’une prise en charge optimale et bienveillante des patientes victimes de violences ?

Un maillon qui ne manquera plus…

L’association « un maillon manquant », fondée autour du diplôme inter universitaire, construit maintenant des sessions de formation courtes auprès d’un public plus large de soignants.

Dre Perrine Millet

Praticienne hospitalière en gynécologie obstétrique

La Convention d’Istanbul :
la Loi

Un instrument pour davantage d’égalité et de respect entre les sexes.

Convention Istambul

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